Conseil municipal du 05/02/24

Point n°1 : FINANCES – Versement d’une indemnité d’éviction à la SARL Bourgelor

Ce premier sujet à l’ordre du jour nous a laissées interrogatives.

Il s’agissait de voter une indemnité d’éviction à la SARL Bourgelor (Société qui exploitait la supérette (Proxi) à Bourgenay. Le propriétaire ayant décidé d’arrêter son activité, la commune a préféré verser une indemnité d’éviction d’un montant de 115 OOO € afin de récupérer le foncier qui lui appartient pour une autre destination. En clair, le propriétaire a accepté une transaction pour ne pas revendre son bail commercial, alors qu’il en avait le droit. Par ailleurs, pour répondre à notre question à savoir quelle était la part de la Communauté dans le financement de l’indemnité, l’adjoint en charge du port à la Communauté, nous a répondu que la commune récupérait le foncier donc chaque partie y trouvait son compte. Vraiment ?

Un projet de supérette étant prévu dans les futurs locaux de Port Bourgenay seulement en 2026, Vendée Grand Littoral (gestionnaire du port) a fait un appel d’offre pour l’installation d’une supérette de quartier temporaire sur le port. Cette dernière sera ouverte uniquement en saison. Nous avons demandé des précisions sur le maintien de cette activité utile pour les habitants de ce quartier puisque la supérette était ouverte toute l’année. Nous avons manifesté notre étonnement sur l’emplacement de la supérette au port alors que l’activité commerciale est à la Croisée.

Point N°3 : INTERCOMMUNALITÉ – Plan Local d’Urbanisme – Débat sur le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD)

Cette délibération a plus particulièrement retenu notre attention. Depuis mars 2021, le plan local d’urbanisme a été transféré à la Communauté de communes Vendée Grand Littoral. Ce dernier a prescrit l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi). Après la réalisation d’un diagnostic du territoire en 2022, Vendée Grand Littoral s’est engagé dans la définition de son Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD). Le PADD est un élément incontournable du Plan Local d’Urbanisme. Il présente les objectifs et les orientations générales en ce qui concerne le développement urbanistique mais aussi économique, social, et environnemental d’une commune ou d’une communauté de communes durant une période de 10 à 20 ans. Les orientations portent sur quatre axes : 1) répondre à l’enjeu climatique, 2) s’inscrire dans le territoire vendéen, 3) diversifier une base économique de qualité, 4) miser résolument sur la qualité du cadre de vie. Avant la validation du ce projet, un DÉBAT doit avoir lieu dans chaque instance délibérante, communauté de communes et conseils municipaux. Nous avons contribué à ce débat par notre intervention ci-dessous :

Axe 1 – Il nous paraît effectivement important de préserver la nature et la biodiversité en réduisant l’artificialisation des sols et l’étalement urbain. N’est-ce pas déjà un peu tard ? À Talmont l’urbanisation s’est considérablement développée depuis quelques années, supprimant des prairies et des espaces boisés. Et concernant le littoral, qu’est-il prévu pour les habitations situées dans la zone des 100 m protégée par la loi littoral, avec le recul du trait de côte ?

Axe 2 – Pour renforcer la centralité de Talmont nous encourageons le maintien et le développement du centre-ville mais nous constatons actuellement une perte d’attractivité par le manque de diversité de l’offre commerciale suite au départ de certains commerces. L’attractivité commerciale est liée aussi à leur accessibilité, le déplacement éventuel du Super U à la périphérie accentuerait la dévitalisation du bourg de Talmont.

Axe 3 – La protection des marais, la protection de l’activité ostréicole et salicole est essentielle, cela nécessite la surveillance de pollutions éventuelles en amont de ces zones, notamment par les rivières et les bassins versants. De la même manière, pour la protection des espaces forestiers, il faut inciter les propriétaires à entretenir leur parcelle pour éviter le risque d’incendie.

Axe 4 – En ce qui concerne la qualité du cadre de vie, les questions d’accessibilité et de mobilité sont incontournables. Encore trop de difficultés pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite. L’écomobilité pour les déplacements quotidiens est effectivement à encourager, notamment par une continuité des pistes cyclables et leur entretien et par le développement du transport en commun public (comme mentionné dans le dossier).

Nous souhaitons un soutien plus fort aux actions des associations, créatrices de lien social ce qui n’est pas forcément le cas actuellement par exemple à la «  la Ruche d’idées ».

Pour les besoins en logement des actifs et des jeunes, nous rejoignons l’analyse qui en est faite, notamment sur la proportion de résidences principales par rapport aux résidences secondaires, sur le manque de logements locatifs et la faible part de logements sociaux. Nous encouragerons toutes les actions qui répondent à ce constat.

Nous étions les seules à prendre part au débat et à avoir lu le dossier de 43 pages, à part le maire et l’adjoint qui a présenté le projet. Aucun autre membre de la liste majoritaire n’avait lu le dossier (certains l’ont même avoué publiquement). Malgré notre engagement, le maire très méprisant, nous a reproché, selon lui, un manque de cohérence.