Conseil municipal du 06/11/23

Point n°1 : FINANCES – Rapport sur les orientations budgétaires 2024

Rapport public consultable dans son intégralité en suivant ce lien

Le maire commence par remercier la commission financière … qui n’a pas été réunie pour le débat d’orientations. C’est donc un matériau brut que nous avons dû décortiquer et analyser pour pouvoir intervenir. Notre intervention a porté sur 3 points :

Malgré la période inflationniste et la diminution de certaines recettes, la situation reste favorable pour les finances locales, comme mentionné dans le rapport. C’est pourquoi nous pensons qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter de 6 % le taux communal de la taxe foncière, alors que l’augmentation des bases par l’État de 7.1 % permettait à elle seule d’augmenter la recette fiscale et qu’une nouvelle hausse est prévu en 2024. Pour les contribuables, la taxe foncière s’est traduite par une augmentation de 25 à 30 %.

Les charges de personnel augmentent de 5 %, malgré de nombreuses mutualisations. On comprend que la revalorisation des salaires et l’augmentation du personnel dans certains secteurs contribuent à cette hausse. Mais dans le même temps l’attribution de compensation par équivalence de charge par l’EPCI, diminue, d’où des recettes en moins. (-16 %).

Si les recettes des produits des services augmentent, elles sont en lien avec l’accroissement de la population ce qui est logique par contre les revenus de la politique culturelle proviennent principalement des recettes du château en lien avec l’activité touristique. Cette politique culturelle reste très (trop ?) centré sur le médiéval et le château.

Sans reprendre l’ensemble des orientations proposées, on s’étonne que ces orientations portent uniquement sur les projets d’investissement. RIEN sur la politique de logement et notamment de logements sociaux, de logements pour les jeunes, RIEN sur les mobilités, RIEN sur l’accessibilité dans la ville et les bâtiments existants, RIEN sur le soutien à la vie associative et un complexe culturel toujours reporté.

Le plan école prévoit la réhabilitation et l’extension des écoles Émilien Charrier et Le Payré. Des investissements nécessaires compte tenu de la vétusté des locaux et de l’augmentation de la population.

Dans la presse, un nouveau projet intitulé « Réussir l’Ecole de demain » a été annoncé par le maire. Et ce n’est pas à l’ordre du jour de ce conseil !!! Nous décidons quand même d’aborder le sujet. Le projet n’a fait l’objet d’aucune élaboration ni concertation avec la communauté éducative c’est-à-dire les enseignants, les associations de parents d’élèves, les parents et avec les élus que nous sommes. Nous savons que seule une information aux parents, la veille des vacances scolaires et une rapide présentation à la commission enfance-famille (en dernier point des questions diverses) ont été faites. La consultation des parents par un sondage sur le portail familles n’apporte aucune garantie juridique, puisqu’il est anonyme et ouvert à tous. À quels besoin ou problématique ce projet répond-il, on peut se poser la question ? Quelle est cette vision éducative dont fait état le maire dans les journaux ?

Alors que les valeurs républicaines à l’école : laïcité, citoyenneté, culture de l’engagement et lutte contre toutes les formes de discriminations sont au centre du système éducatif, comme l’enseignement moral et civique et notamment le parcours citoyen, comme la mise à disposition des écoles, collèges et lycées, d’une affiche représentant les drapeaux français et européen, la devise de la République et l’hymne national afin que chaque classe puisse en disposer et se l’approprier, pourquoi vouloir imposer de nouvelles actions qui pour certaines sont contraires à ces principes, parce qu’elles stigmatisent les élèves et sont discriminatoires ? La tenue vestimentaire unique ne peut pas être imposée parce que dans une République seule la loi s’applique. Même une expérimentation ne s’improvise pas, si elle devait avoir lieu elle serait encadrée par l’État et les établissements devraient être volontaires. Cette tenue unique ne règle en rien les problèmes de discrimination. Et au passage, quand Jules Ferry parle d’identité, il parle d’une identité Républicaine.

Le maire veut aussi, développer de nouvelles actions d’accompagnement à la parentalité (Blablacouple et application Mekiko) alors que de nombreuses actions sont proposées au sein de la communauté de communes et du C.C.T la Ruche d’Idées, actions inscrites dans le cadre des réseaux d’Écoute, d’Appui, et d’Accompagnement des Parents (REAAP) en lien avec la C.A.F.

Ce projet dans sa globalité nous inquiète et inquiète également les personnes concernées parce qu’il reflète une idéologie très conservatrice qui met en danger l’école de la République.

À la suite de notre intervention et notre demande d’éclaircissement, le maire n’a pas jugé bon de reprendre la parole pour nous répondre et aucun autre conseiller n’a pris part au débat.

Point n°7 : INTERCOMMUNALITÉ Rapport d’activités 2022 de la Communauté de communes Vendée Grand Littoral

Le programme de modernisation des deux ports et principalement celui de Bourgenay est un investissement très couteux. Un projet qui n’a pas été concerté avec la population et qui modifie le caractère familial de ce port. Avec les changements climatiques ne serait-il pas raisonnable de repenser ce projet ?

La construction du siège de la communauté de communes en centre-ville de Talmont n’est pas justifiée. Dans cet espace la ville aurait pu développer un lieu d’animation culturelle et commerciale qui aurait favorisé l’attractivité du centre-ville.

Pour le siège de la communauté, le maire a longuement insisté sur le fait que cette implantation permettait la mutualisation de plusieurs services entre la commune de Talmont et Vendée Grand Littoral. Mutualisation que nous avons aussi contestée car elle évince les autres communes de Vendée Grand Littoral.

Point n°8 : INTERCOMMUNALITÉ – Rapport d’activités 2022 du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés

Nous sommes intervenues pour dire que le tri des déchets est nécessaire ainsi que la diminution des ordures ménagères mais les conditions de la mise en place de la redevance incitative pénalisent les foyers aux revenus plus modestes et les personnes à mobilité réduite. Le nombre de levées comprises dans la part fixe est trop juste ainsi que le nombre dans les points d’apport collectif. Les bacs de compostage ne sont pas adaptés à tous les logements et les lieux de collecte des coquilles d’huitres sont trop éloignés des habitations. L’incitation à la réduction des déchets ménagers ne doit pas se faire en pénalisant les usagers mais par de la pédagogie.

Le maire a longuement rappelé le principe de la redevance incitative qui doit avoir un budget équilibré et défend le principe du paiement en fonction de la quantité de déchets produit. Nous étions dans un vrai dialogue de sourds !