À l’ordre du jour deux sujets très importants : le budget 2024 et la finalisation de la convention au programme « petites villes de demain ».
Point n°2 : FINANCES – Approbation du budget principal 2024
Nous avons pris connaissance des documents financiers remis aux élus afin d’en faire une analyse et apporter nos observations sur ce budget. Nous avons fait remarquer que la plupart des commissions n’ont pas fait un travail préalable d’analyse de besoins ni de prospective pour déterminer les projets et les choix budgétaires. Les services proposent leur budget au service financier. Mais au final qui décide ? Nous en avons conclu qu’il s’agissait plus d’un fonctionnement technocratique mais absolument pas démocratique.
Concernant le budget de fonctionnement, il présente des recettes en augmentation de plus de 7 % : 72 % proviennent des impôts et taxes 12 % des dotations. Une situation financière qui, à nos yeux, facilite la gestion de la commune et laisse une réelle marge de manœuvre.
Dans ce budget le versement à la section d’investissement d’ 1 651 400 € est en forte augmentation : c’est plus de 12 % pour financer les investissements pour un montant de 9 millions 86. Nous ne nous opposons pas à la recherche d’une part d’autofinancement pour les investissements. Mais compte-tenu de la marge de manœuvre, nous regrettons que certains besoins ou demandes de financements de la part d’associations ne soient pas financés. Et nous relevons :
- La diminution de la subvention au CCAS de 10 000 Euros (1/3) alors que l’étude des besoins sociaux obligatoire à chaque mandature n’a pas été réalisée et que le conseil d’administration en avait voté le principe. De nouvelles actions sociales devaient être engagées, mais nécessitaient d’être vérifiées avec l’analyse des besoins. Quant au budget du CCAS il reste très flou, puisqu’aucun détail des recettes et charges n’est donné aux administrateurs. Pourtant le CCAS, au regard des textes, est une instance autonome et délibérante … enfin « devrait être ».
- L’augmentation de la taxe d’habitation des résidences secondaires devait permettre de favoriser les logements pour les résidents à l’année et notamment les jeunes qui cherchent un emploi. Nous constatons que le parc de logements locatifs, sociaux reste très insuffisant ainsi que les logements d’urgence.
- Quant à la politique culturelle, elle reste toujours très centrée sur la programmation au château en ajoutant des spectacles lors des vacances de printemps et des concerts d’été qui entrent dans les activités liées au tourisme. Quant aux représentations théâtrales, on découvre cette idée en même temps que le budget (aucune discussion ni même information au sein de la commission culturelle). Nous avons mentionné, que de notre point de vue, on pourrait souhaiter une politique culturelle qui s’appuie sur la diversité des pratiques artistiques et sur la richesse des actions culturelles proposées par les associations. Une politique culturelle participative se construit avec les forces vives du territoire et facteur de promotion, de découverte, de diversité culturelle et d’émancipation.
Pour les investissements nous avons fait plusieurs remarques :
- Le budget d’investissement d’un montant de 9 millions reste très important. Beaucoup d’équipements et locaux municipaux n’ont pas été rénovés ou entretenus depuis plus de 10 ans voire 20 ans pour certains. Maintenant tout reste à faire et notamment en matière d’amélioration énergétique et d’accessibilité. On peut comprendre que certains équipements sont nécessaires du fait de l’accroissement de la population, mais le retard pris dans l’entretien des bâtiments conduit la municipalité à une dépense d’investissent en forte hausse depuis 2 ans et à une forte augmentation de la dette. Une nouveauté dans le budget une enveloppe exceptionnelle pour l’entretien du patrimoine bâti de 300 000 Euros. Visiblement un adjoint a constaté le retard pris, mais cette somme reste insuffisante pour combler ce retard.
Pour les raisons évoquées précédemment, nous avons voté contre l’adoption du budget 2024
Point n°8 : INTERCOMMUNALITÉ – Conclusion de la convention « Petite Villes de Demain »
La ville de Talmont St Hilaire a été labellisée au titre du programme « Petites Villes de Demain » C’est un programme national, qui s’adresse aux communes de moins de 20 000 habitants et leur intercommunalité qui exercent des fonctions de centralité et présentent des signes de fragilité. Nous avons pu prendre connaissance du dossier et des fiches actions entrant dans la stratégie de revitalisation de la commune. Nous sommes intervenues pour préciser que le programme « petite ville de demain » a pour objectif, entre autres, d’améliorer la qualité de vie de habitants de petites communes, en accompagnant les collectivités dans des trajectoires dynamiques et respectueuses de l’environnement. C’est un dispositif intéressant à saisir.
Cependant nous avons formulé plusieurs remarques :
- Le programme « petites villes de demain » appelle une intervention coordonnée de l’ensemble des acteurs impliqués, au-delà de l’état et des partenaires financiers, à savoir les forces vives du territoire que sont les entreprises, les associations, les habitants. Qu’en est-il de leur implication ? À notre connaissance, seules des commissions ont eu lieu avec l’intercommunalité.
- Nous découvrons que les actions valorisées dans cette convention sont déjà en cours. On y retrouve le programme d’investissement de la ville. D’autres sont inscrites sans discussion, sans détails, sans phasage. On ne comprend pas qu’après un diagnostic spécifique, il n’y a rien de nouveau de proposé. Alors que le programme « Petite Villes de demain doit permettre une stratégie de revitalisation des centres-villes, les actions réalisées ou prévues nous paraissent insuffisantes et le nouveau siège communautaire inscrit dans ces actions nous paraît contradictoire.
- La vie sociale et culturelle n’est pas priorisée, dans les actions, alors que c’est un levier du lien social et du vivre ensemble. Nous avons souligné qu’il ne faudrait pas que ce dispositif soit une aubaine de financement plus qu’une volonté politique de développement social local.
Suite à notre intervention, le maire est intervenu pour dire, de façon ironique, qu’il n’y avait pas de financements supplémentaires. Pourtant dans la délibération soumise au vote il est mentionné : « La commune de Talmont St Hilaire, en collaboration avec la Communauté de communes Vendée Grand Littoral, a candidaté au programme « Petites Villes de Demain » afin de bénéficier des moyens financiers et humains supplémentaires pour mener à bien un projet visant à renforcer sa fonction de centralité ».
Aucune réaction sur les autres remarques formulées