12 août 2025
NOSTALGIE OU PROGRÈS ?
Je suis avec beaucoup d’attention les groupes locaux de la ville de Talmont et je suis assez surprise de lire de fortes empoignades sur le fait que certains de nos concitoyens opposent nostalgie et progrès. Ce ne sont pas deux mots antinomiques.
OUI le petit port de Bourgenay … poursuivre la lecture
30 novembre 2024
Notre première tribune sur le site de la mairie
Enfin, nous avons pu nous exprimer, pour la première fois depuis 2020, publiquement, comme la loi l’y oblige, sur le site de la mairie. En effet, le droit d’expression des conseillers de l’opposition s’exerce pour tous les bulletins d’information que diffuse la commune. À bientôt donc sur de nouveaux supports.
La Commune est le lieu où les citoyens peuvent s’impliquer dans la vie locale et participer aux décisions qui les concernent comme habitants, associations, acteurs économiques etc … dans une démarche de participation citoyenne.
Mais dans notre commune, on constate un manque de concertation avec la population comme avec les élus. Les commissions ne se réunissent pas systématiquement et sont souvent des chambres d’enregistrement des actions conduites ou des projets décidés ailleurs. La vie démocratique n’est pas le point fort de cette municipalité. Les réunions de quartier sont organisées par le maire qui présente l’action municipale sans que les habitants puissent réellement participer par un débat démocratique.
Notre engagement municipal défend un projet de développement local, économique et social construit collectivement et qui se fonde sur les valeurs et les principes républicains, de progrès humains et de solidarité. Nous sommes deux élues, pleinement impliquées. Nous apportons de l’analyse, des propositions et nous nous opposons quand il faut défendre l’intérêt général.
S’il est normal qu’une ville investisse sous réserve de l’amélioration réelle de la qualité de vie des résidents, nous notons que de nombreux biens communaux ont été vendus et que la dette va quand même atteindre 15,5 millions en 2025, zone de vigilance. Lors du débat sur les orientations budgétaires, nous avons pointé un manque de vision sur les actions indispensables à la vie sociale locale et au vivre ensemble, initiées par des associations et dont la ville devrait être partenaire. Des dépenses inutiles, sans évaluation et sans concertation comme le Bla Bla familles, la tenue unique et levée du drapeau à la MFR etc … ont été mises en place. Des choix qui relèvent d’une conception conservatrice et réactionnaire très inquiétante.
Pour un changement de cap nécessaire, réfléchissons ensemble.
N. LEPETIT, F. FERRAND LE MAULF
05 septembre 2024
Le respect des principes républicains !

Lors des élections municipales, les électeurs ont désigné leurs représentants au conseil municipal. Selon le nombre de suffrages exprimés, une liste est majoritaire et la ou les autres listes sont minoritaires, selon les règles électorales.
Tous les élus locaux représentent les citoyens et agissent pour l’intérêt général et le respect des valeurs et principes républicains. Pourtant à Talmont-Saint Hilaire, les élus(es) de la minorité s’interrogent sur le respect de ces principes par la majorité, question à nouveau posée lors de l’inauguration de la nouvelle salle omnisports des Ribandeaux le samedi 31 août 2024.
Comme les autres élus, j’étais invitée et présente à cette inauguration. Au moment de couper le ruban, les élus ont été invités à venir aux côtés du maire et du préfet et je me suis présentée, mais une responsable de service a cru bon de demander l’autorisation à un adjoint pour que j’avance.
Bien que cet élu ait reconnu que c’était la place de tous les élus présents, l’attitude de cette responsable est inadmissible. Malheureusement ce n’est pas la première fois que les deux élues talmondaises de la minorité font l’objet d’un certain mépris. Nous avions déjà écrit un article sur le site intitulé : « Respect et Démocratie, deux valeurs oubliées » (ci-dessous 13 mars 2024).
Décidemment, le mépris et l’absence de culture républicaine marquent cette municipalité qui se refuse à afficher la devise républicaine sur le fronton de la mairie, ne respecte pas le principe de la laïcité et fait de « l’entre soi » dans tous les moments forts de la vie municipale.
Françoise FERRAND
15 juillet 2024
Une communication démagogique et inflammatoire
La ville de Talmont-Saint Hilaire bénéficie d’un budget plutôt confortable grâce à de nombreux facteurs dont … pour lire la suite
06 juin 2024
À vos ordres, sergent recruteur !
Comme au « beau temps » de la conscription, tous les jeunes talmondais de 16 à 25 ans sont invités par le maire à participer à une rencontre suivie d’un déjeuner dans les jardins de la mairie. Le maire de Talmont, recrute de nouveaux électeurs. Il leur paie même à manger avec nos sous, les sous du contribuable sans compter le coût de la communication de cette action. Que nous dit l’affiche publiée par la ville (extrait ci-dessous) ? « C’est MOI qui commande, et vous, tous derrière … ». La campagne des municipales de 2026 a commencé.
Quand on pense que le maire de Talmont a supprimé le Conseil municipal des enfants, instance démocratique et citoyenne, au profit du « passeport du civisme » sous le fallacieux prétexte que «les enfants se montraient trop consommateurs» !!! C’est vrai que distribuer des médailles à des élèves de CM à la fin du passeport et inciter les jeunes à venir manger au foodtruck s’ils participent à des tables rondes, c’est tellement plus éducatif !
Et quels sont les intervenants pour animer cette rencontre de jeunes ? Un seul nom apparaît, celui du maire de Talmont. Vive la Démocratie.
Oui, il est important de considérer les jeunes, de les aider à comprendre la politique, de les intégrer à la vie communale … mais surtout il faut les aider à construire leur réflexion et à développer leur sens critique. Et là, c’est mal barré (sans jeu de mots) !

02 juin 2024
COMMUNICATION N’EST PAS INFORMATION
Quand nous avons exigé que la loi sur la laïcité soit respectée sans réserve sur notre commune, en aucun cas nous ne cherchions la « petite bête », expression employée par le maire de Talmont pour se dédouaner de ses manquements (cf. dernier numéro du « Sans Culotte 85 »). La loi, c’est la loi et c’est en tout lieu, en toute circonstance et pour tous.
Le maire de Talmont a apparemment mal supporté nos critiques alors, cette semaine, nous n’avons pas cherché la « petite bête » : avant le conseil municipal du 3 juin, l’ordre du jour n’ayant pas été publié sur le site officiel de la commune, nous nous sommes abstenues de le signaler. C’est déjà arrivé et nous avions pris la peine de téléphoner gentiment en mairie pour faire rectifier. Pas d’appel de notre part cette fois … donc, pas d’information publique aux Talmondais. Au fait, toute convocation au conseil municipal ne doit-elle pas être affichée ou publiée (Art L2121-10 CGCT) ?
Évidemment, publier un ordre du jour, c’est moins « racoleur » et moins « glamour » que publier une photo du maire en bonne compagnie devant « T-One-One » … mais ça a au moins l’intérêt d’être légal et informatif.
Vous pouvez quand même consulter l’ordre du jour du conseil du 3 juin en suivant ce lien Ordre du jour du conseil du 03/06/2024
15 mai 2024
IL N’EN RATE PAS UNE …
Ce matin, sur le site de Ouest-France Talmont-Saint Hilaire et sur l’édition du jour, on peut lire que la Région des Pays de la Loire dénonce le maire de la commune en précisant qu’elle n’était pas partenaire de l’opération «bénédiction (de rue) du drapeau» le 4 mai. Pourtant, le logo des Pays de la Loire figure bien sur les invitations reçues par les élèves et par la population. Le maire a donc abusivement et sans autorisation utilisé ce logo. Quel bel exemple de civisme pour le chantre du passeport !
Depuis 2014, notre liste n’a de cesse de dénoncer les tromperies (demi-vérités et mensonges) du maire de Talmont-Saint Hilaire, quelles soient financières, juridiques ou autres. Une de plus à son actif après son lamentable «pied de nez» à la Laïcité.
Osera t-il comme à son habitude, poster l’article de Ouest-France sur sa page Facebook ? Nous ne le croyons pas. Se faire remonter publiquement les bretelles par la Région, ce n’est bon ni pour son ego ni pour son image. À moins qu’il ne trouve un autre coupable : ce n’est pas moi, c’est l’autre !
Françoise Ferrand et Claudine Ordonneau
9 mai 2024
OUI AU DEVOIR DE MÉMOIRE … NON À LA BÉNÉDICTION PUBLIQUE DU DRAPEAU …
En réponse à l’article intitulé « Remise du drapeau. Des atteintes à la laïcité ?», paru dans le Journal des Sables de ce jour, nous réitérons nos explications :
- Nous sommes convaincues de l’importance du devoir de mémoire aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ce qui pose problème, c’est la bénédiction publique du drapeau en présence d’un représentant de l’État (le maire) avec son écharpe.
- Est-ce que l’UNC (Union Nationale des Combattants) peut organiser une bénédiction du drapeau ? Oui évidemment, sur un lieu non public, chacun a ses droits mais le maire n’a pas à montrer ses préférences religieuses et surtout pas en conviant les élèves des écoles publiques à y participer.
- Le maire de Talmont, courageusement, esquive en disant que ce n’est pas lui qui a organisé la cérémonie, laissant à l’UNC le soin de répondre. Mais de qui se moque-t-on ? Ou nous ne savons plus lire une invitation ou l’invitation a été écrite sans son assentiment. Dans les deux cas, il est en faute.
- Quant à l’argument qui consiste à dire que partout en Vendée c’est ainsi que ça se passe, c’est du grand n’importe quoi. La Vendée ne décide pas de la loi ! Et si d’autres maires ne respectent pas les principes de la laïcité, ils sont condamnables.
- Contrairement à ce qui est signifié par l’UNC dans l’article, Clemenceau n’est pas fondateur de cette association (interprétation de l’Histoire, il n’était même pas adhérent !). Pour rappel, il est de ceux qui ont œuvré pour la séparation de l’Église et de l’État d’où la loi de 1905.
Un dernier mot sur la TOLÉRANCE : la loi sur la laïcité est justement une loi de tolérance. Ce n’est pas en acceptant toutes les entorses à cette loi que l’on est tolérant, c’est en respectant son principe et en dénonçant le mélange des genres. La laïcité est avant tout le respect de la liberté de conscience, la liberté de religion, l’égalité entre tous. Ceux qui sont morts pour la France, sous le drapeau Français, sont morts sans distinction de religion. Merci et Respect à eux TOUS.
Françoise Ferrand et Claudine Ordonneau

4 mai 2024
S’il pleut si fort aujourd’hui, c’est que la laïcité se meurt à Talmont-Saint Hilaire.
Nous savons tous que les maires ne sont pas soumis au devoir de neutralité. Mais un maire doit quand même se soumettre aux obligations de la République. En quoi le maire de Talmont a-t-il dérogé à la loi ce 4 mai 2024 ?
1) En faisant intervenir, avant les vacances, un personnel de la mairie, en compagnie d’un représentant de l’Union Nationale des Combattants (UNC) dans les classes des écoles publiques, sous prétexte du passeport du civisme, et en faisant distribuer aux élèves des invitations à une cérémonie de remise du drapeau comportant une «bénédiction religieuse publique». «Le principe de laïcité s’impose à tous, dans toutes les écoles publiques, sur le temps de classe comme sur le temps périscolaire.» Cet entrisme auprès des élèves s’appelle du prosélytisme. La peine encourue pour ce délit peut aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 10 000 € d’amende.
Premier principe de la laïcité bafouée : la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses.
2) En assistant, ce matin, à une manifestation religieuse publique après avoir invité toute la population et en arborant, sans honte, son écharpe tricolore. Il ne s’agit pas de bannir les fêtes religieuses et le maire peut y assister mais à titre privé et pas dans sa fonction (à de rares exceptions près). Ce matin, d’ailleurs, le prêtre qui officiait, sans doute plus respectueux de la loi, semblait plutôt gêné en précisant en début de son discours que cette cérémonie sur une place publique n’était pas chose courante (heureusement !).
Deuxième principe de la laïcité bafouée : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans la limite du respect de l’ordre public.
3) En aidant l’UNC à procéder à la remise d’un drapeau avec bénédiction religieuse sur une place publique et en prenant en charge l’invitation et l’organisation. Les cérémonies officielles communales s’adressent par nature à l’ensemble des citoyens sans distinction particulière ou communautaire. Une bénédiction est une cérémonie religieuse qui relève du domaine privé et doit le rester.
Troisième principe de la laïcité bafouée : l’égalité de tous quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.
Pour finir, d’où sort cette idée bizarre d’une cérémonie du souvenir le 4 mai ? Une invention du maire ? créant ainsi de la confusion avec la cérémonie du 8 mai, date officielle de commémoration républicaine. Bel exemple de civisme si chacun décide des dates du souvenir à sa guise !
Nous rajouterons juste un mot concernant le passeport du civisme que chaque commune décline à sa convenance et pas toujours en respectant la laïcité ni les valeurs de la République. Il serait raisonnable que des spécialistes soient consultés pour avis pédagogique et républicain avant diffusion.
Nous nous consolerons en constatant qu’il y avait très peu de public à cette cérémonie. Quant aux enfants (élèves) qui étaient présents, on pouvait les compter sur les doigts des deux mains au maximum. Nous trouvons rassurant que les Talmondais se soient abstenus de cautionner cette cérémonie publique de remise d’un drapeau avec bénédiction religieuse.
Françoise Ferrand et Claudine Ordonneau





13 mars 2024
Respect et Démocratie, deux valeurs oubliées
Un manque de respect vis-à-vis des élues d’opposition de la ville de Talmont-Saint Hilaire est inadmissible, mais devient de plus en plus courant. Quelques exemples pour illustrer mon propos.
Lors des conseils municipaux, les élus de la majorité sont déjà installés dans la salle du conseil. Le public, la presse et les élues de notre liste attendent dans le hall. Lorsque nous entrons dans la salle, rares sont les élus qui nous saluent, le maire s’empresse même de démarrer la séance alors que nous sommes à peine installées. Au dernier conseil communautaire, lorsque le maire et président de la Communauté de communes est entré dans la salle, il a commencé à serrer la main des conseillers présents mais en passant devant Nadia (élue communautaire) et moi dans le public, il nous a tout simplement tourné le dos.
Mais le non-respect et le manque de démocratie ne s’arrête pas là. Lors du dernier Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale, j’ai essuyé les remarques de l’adjointe aux affaires sociales parce que je me suis abstenue sur le vote du budget. Il faut préciser que les deux délibérations concernant le compte administratif 2023 et le prévisionnel 2024 ne comportaient que le total des recettes et des dépenses. Difficile d’en faire une analyse sans un minimum de détails. J’avais déjà en 2023 demandé le détail du budget. Cette année nous avons reçu les documents comptables uniquement pour le budget mais pas pour le compte administratif (document assez indigeste pour les non-initiés aux règles comptables des communes).
Depuis un peu plus d’un an que je participe aux réunions du CCAS, j’essaie de comprendre son fonctionnement et ses financements. Le débat d’orientation budgétaire a lieu à partir d’un document qui ne comporte ni orientations, ni objectifs, seules les actions sont citées. L’étude de besoins sociaux, obligatoire à chaque mandature, n’a pas été réalisée. Pourtant votée lors du conseil d’administration du CCAS, cette décision a été annulée par le Maire. Cette étude nous aurait permis de mieux définir la politique d’action sociale du territoire pour traiter les problématiques de manière efficace et concrète et d’enrichir le débat d’orientation budgétaire. Des propositions d’actions nouvelles ont été envisagées depuis un an, mais rien n’avance alors que financièrement nous avons la possibilité de les mener. Au contraire, la ville qui a diminué d’un tiers la subvention au CCAS en 2024, envisage de la supprimer complètement.
En demandant des compléments d’information et en recherchant d’autres exemples de fonctionnement des CCAS, je me suis fait mes propres outils d’analyse. Mais cette meilleure compréhension ne plait visiblement pas, surtout quand l’adjointe ne veut surtout rien changer dans le fonctionnement actuel. Pourtant en apportant quelques outils pédagogiques pour enrichir les débats et l’analyse par les membres du CCAS, nous aurions une plus grande efficacité au service des citoyens de la commune et notamment des plus précaires.
Françoise FERRAND
31 janvier 2024
Tenue unique : des parents veulent alimenter le débat
La question d’une expérimentation de la tenue unique souhaitée par le maire de Talmont-St Hilaire se pose-t-elle toujours ? La commune ne figure pas dans la liste présentée par le président de la République. Depuis l’annonce dans la presse d’un projet intitulé « Réussir l’école de demain » par le maire qui prévoyait d’expérimenter la tenue unique, le milieu scolaire s’est étonné qu’un tel projet soit annoncé sans concertation avec la communauté éducative.
Des parents d’élèves des écoles publiques et privées regrettent « un débat parti sur de mauvaises bases ». (Voir article du Journal Des Sables du 25 janvier). Ils ont créé un collectif et un blog https://voix-ecoles-talmondaises.fr/ ouvert à tous avec pour but de défendre les intérêts des enfants scolarisés dans les écoles de Talmont-St Hilaire.

La tenue unique est loin de faire l’unanimité à Talmont mais aussi dans les écoles mentionnées par l’Élysée. Actuellement sur 58 900 établissements, seuls 88 seraient prêts à la tester ! Il y a d’autres priorités, préconisent notamment les enseignants et les parents d’élèves. L’uniforme à l’école ne gomme pas les disparités sociales et les élèves tiennent à garder leur identité. Ce sont souvent dans les établissements privés plus huppés où l’uniforme marque la différence sociale, ne nous trompons pas. Cité par le maire de Talmont, Jules Ferry promoteur d’une école républicaine, gratuite et laïque n’a pas songé à rendre un uniforme obligatoire.
En tant qu’élues, de la liste Construire l’Avenir de Talmont-St Hilaire, nous avons contesté le projet présenté par le maire et nous avons écrit au Premier Ministre pour lui faire part du manque de concertation et de la pression exercée sur les écoles de la commune. (Copie au Préfet, aux principaux représentants nationaux et à la direction de l’Éducation nationale).
Retrouvez nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61555275284583
11 mai 2023
CHOUETTE ALORS !
Dans notre petit billet d’humeur du 3 février (voir ci-dessous), nous nous plaignions de ne pas voir au fronton de la mairie notre devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » pourtant inscrite dans les constitutions de 1946 et 1958. Nous encouragions (avec humour) le maire à le faire, en prenant pour référence le Pape Jean-Paul II, lui qui avait reconnu « cet idéal », en 1980, lors de son homélie au Bourget. Le maire avait beau jeu de répondre que ce n’était pas obligatoire, ce qui est exact.
Pas de chance pour lui, hier l’Assemblée a voté un amendement à la loi sur le drapeau européen, rendant la devise obligatoirement visible pour les communes de plus de 1500 habitants. Ah que voilà une bonne nouvelle même si notre commune compte des problèmes autrement plus importants ! Mais quand même …
Bon, ça risque d’être un peu long entre la navette Assemblée/Sénat puis la publication du décret, et encore l’application à Talmont-St Hilaire. Mais nous gardons l’espoir de voir « Liberté, Égalité, Fraternité » inscrite au fronton de la mairie avant la fin du mandat de Maxence de Rugy.
21 avril 2023
CHANGER LES COULEURS

Vous ne pouvez pas l’avoir manqué : ça pavoise tout azimut. Notre ville arbore fièrement un nouveau logo. Ça flotte, clinquant à souhait, en tous lieux, avec l’arrivée des beaux jours et des vacanciers.

1 – Lorsque le maire a été élu en 2014, il s’est empressé, en 2015, de changer le logo de la ville qu’il ne trouvait pas à son goût (ci-dessus). Pourquoi pas ? Il le voulait plus dynamique, plus jeune, plus ceci, plus cela … Péché de jeunesse, s’est-on dit alors. Bref, il a choisi un fond orange avec lettres en bleu et blanc (ci-dessous).

2- À peine quelques années plus tard, virage à 360 °, le maire décide de tout changer : ce sera logo fond bleu foncé, lettres en blanc et on change tout. Tout quoi ? Tout, tout, les drapeaux, les oriflammes et autres bannières, la signalétique de la médiathèque, du château, des ronds points, le papier à entête, les enveloppes, le site et la page Facebook de la commune … On fait table rase de tout, ce tout « démodé » qui est mis au rebus et/ou distribué à quelques privilégiés en gage de souvenirs, si !!!.

3 – On se demande quelle mouche a piqué le maire pour passer du orange au bleu. Le bleu très foncé, serait la couleur de la mer (bof), nous a-t-on précisé. Un logo habituellement se doit de valoriser l’image d’une ville et servir à l’identifier. Le marais, la plage, le bocage et même le château aux oubliettes alors ? Où ont-ils leur place ? dans le bleu ou dans le blanc ? À moins qu’il ne faille imaginer un sens caché à ces nouvelles couleurs ? Parce que la mer en bleu nuit, il nous en faudra plus pour nous convaincre !
Plus sérieusement, à combien s’élèvent les dépenses engagées (coût non communiqué) … alors qu’en même temps, par délibération du 11 avril, la majorité a voté l’augmentation du taux de la taxe foncière (+ 6 %) avec pour justification écrite dans la délibération même que le « taux de taxe foncière sur les propriétés bâties (est) inférieure de 10 points à la moyenne des communes similaires de la Région » (chiffres non vérifiés malgré nos recherches) soit 34,09%. Quelle impudence ! C’est plus qu’à La Baule (33,22%). On rêve !
Oui, il y a de l’indécence à privilégier des dépenses de prestige en pénalisant les résidents à l’année et les jeunes dont le pouvoir d’achat est sévèrement touché ! Guy Béart voulait « changer les couleurs du temps, changer les couleurs du monde … et l’eau d’une larme ». Nous aussi.
6 avril 2023
LA PLACE DES FEMMES
La démission d’un conseiller municipal de notre liste a entraîné sa démission du conseil communautaire Vendée Grand Littoral. Son remplacement dans cette instance, par l’élue suivante, n’a pu avoir lieu en raison de l’article L273-10 de la loi du 4 Août 2014 qui prévoit le remplacement par un candidat de même sexe afin de garantir la parité.
Le président de Vendée Grand littoral a appliqué cet article, laissant ainsi vacant le poste de conseiller communautaire que nous avions obtenu aux dernières élections municipales et communautaires.
Nous avons donc écrit au préfet de Vendée, avec une copie à Mme Béatrice BELLAMY, Député de la 2ème circonscription, à Mme Annick BILLON, Sénatrice de Vendée et au président du conseil départemental M. Alain LE BŒUF. Ce courrier avait pour but d’examiner ce cas particulier, puisque notre liste n’a qu’un seul siège, sachant également que la volonté du législateur avec cet article de loi était de favoriser la place des femmes élues.
Parmi les réponses que nous avons reçues, nous avons apprécié, celle de la sénatrice Mme Annick BILLON qui a transmis notre courrier à Mme Françoise GATEL (Présidente la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation)
Mme Françoise Gatel explique dans sa réponse que notre situation n’est pas un cas isolé et des cas similaires de sièges de conseillers communautaires laissés vacants, compte tenu d’une application des dispositions de cet article du Code électoral, lui ont été remonté par ses collègues sénateurs. Elle précise que cette situation porte atteinte au principe de représentativité des communes au sein des conseils communautaires. Pour cette raison elle a présenté une proposition de loi modificative visant à écarter le critère de sexe dans certaines conditions, permettant dans notre cas de pouvoir siéger au conseil communautaire. Cette proposition devait être étudiée en mars.
Nous attendons donc le résultat de cette proposition de modifications de l’article L 273-10 afin que le principe de représentativité des différentes listes désignées par le suffrage universel soit respecté.
3 février 2023

POURQUOI PAS NOUS ?
La devise de notre république, après quelques aléas historiques, est inscrite dans la constitution, par la révolution de 1848. Puis, boudée par le Second Empire, elle finira par s’imposer sous la IIIème République. Elle orne le fronton des édifices publics le 14 juillet 1880 et figure dans les constitutions de 1946 et 1958. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national au même titre que le drapeau tricolore et la Marseillaise. À quelques exceptions près, la quasi totalité des communes de France la fait figurer sur le bâtiment de la mairie mais il y a d’irréductibles élus qui résistent encore dont le maire de Talmont – Saint Hilaire. À sa décharge, il n’y est pas obligé. Par la loi de 2013, le législateur a considéré que la devise de la République devait être apposée sur la façade des écoles et des établissements d’enseignement mais que s’agissant des mairies, il n’était pas apparu nécessaire de légiférer, compte tenu … du respect assuré par les maires aux symboles de la République. Sérieusement ???
À ce jour, sans aucune explication du maire de Talmont – Saint Hilaire, nous sommes contraints d’imaginer ce qui le bloque :
* Ce ne peut être la vétusté des locaux de la mairie ; celle-ci est très récente et peut facilement accueillir notre devise sans défigurer la façade du bâtiment.
* Ce ne peut être le coût puisque le maire affirme par ailleurs, que 125 000 € pour un bien acheté par la commune en 2021, est une somme «négligeable pour le budget de la Ville».
Alors, quoi ? Si ce ne sont ni la façade de la mairie ni le budget, ce sont … «peut-être»… ses convictions personnelles qui le rendent réfractaire à cet héritage de la Révolution française. Pour le convaincre (on ne sait jamais), nous lui rappelons que même le pape Jean-Paul II a souligné lors de son homélie au Bourget pendant son premier voyage en France, en 1980 : «On sait la place que l’idée de liberté, d’égalité et de fraternité tient dans votre culture, dans votre histoire. Au fond, ce sont là des idées chrétiennes. Je le dis tout en ayant bien conscience que ceux qui ont formulé ainsi, les premiers, cet idéal, ne se référaient pas à l’alliance de l’homme avec la sagesse éternelle. Mais ils voulaient agir pour l’homme ». Allez, nous voulons croire que le maire sera sensible au raisonnement du saint homme et que très bientôt, le fronton de notre mairie arborera fièrement la devise de la République : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
16 janvier 2023
OÙ EST LE SENS ?
Comme à son habitude, par la voie des médias, le maire de Talmont St Hilaire a annoncé le déplacement de SUPER U à l’autre bout de la ville, dans la zone artisanale sur la route de Jard sur Mer. Actuellement, idéalement située tout près du centre-ville, avec des terrains offrant une possibilité d’agrandissement, nous nous interrogeons sur les raisons qui pousseraient le propriétaire de cette grande surface à «s’exiler». Il est certain que depuis 8 ans, le maire n’a jamais réussi à attirer une grande enseigne dans la dite zone. Ses efforts sont restés vains … longue histoire dont les méandres furent nombreux et pas toujours glorieux. Bref !
Aujourd’hui, nous cherchons à comprendre la cohérence de ce nouveau projet tout à fait inattendu, qui pénaliserait de nombreux habitants s’ils perdaient la proximité de cette grande surface. Ce n’est pas la construction de l’hôtel de la Communauté de communes, face au château, qui renforcera l’attractivité du cœur de ville, comme le prétend le maire. Les équipements à venir : collège, salles de sports, futur cinéma et futur pôle associatif (d’après ce que l’on en sait), sont prévus de ce côté de la ville. Toute une grande partie de la commune plus éloignée (Bourgenay et le Querry-Pigeon) s’urbanise à grande vitesse, et développe les hôtels de plein air. De très nombreux habitants et vacanciers ont la possibilité d’un accès rapide et facile à cette grande surface ! Rajoutons que la pharmacie installée dans la galerie actuelle sera de fait, déplacée aussi en zone artisanale, rompant une cohérence de services au détriment des habitants de ce grand périmètre urbain.
Avec le déplacement du Super U en Zone artisanale, les habitants des villages au Sud de la ville (Le Poiroux, St Avaugourd des Landes, St Hilaire la Forêt, Le Bernard) n’auront même plus à entrer dans le centre pour accéder à la grande surface. Quant aux Talmondais du Nord et de Port Bourgenay, pour éviter le centre-ville, ils seront tentés de prendre la bretelle nouvellement créée aux Ribandeaux, pour se rendre directement route de Jard (ou de fréquenter le U des Sables à égale distance).
D’un côté le maire se vante de vouloir renforcer le dynamisme du cœur de ville et son marché (pas très en forme) et de l’autre, il supprime la locomotive du mouvement amorcé au fil des années. Deux prises de décisions antinomiques qui pénalisent grandement les citoyens. Gageons cependant que l’ARS (Agence Régionale de Santé) pourrait refuser le déplacement de la pharmacie (voir article L5125-3 du code de la santé publique).
Quand les villes, dans leur ensemble, cherchent à verdir leur centre et à y replacer les commerces «moteurs», le maire de Talmont St Hilaire, lui, construit un énorme bâtiment (sur un terrain inondable) en plein cœur de ville et rejette une indispensable grande surface à la périphérie. Décidément difficile de comprendre la logique du projet.
Il est souvent intéressant de s’inspirer de l’expérience des autres. Il se trouve, par exemple, que le Super U de Brétignolles sur Mer, petite ville voisine, a été installé au centre-ville avec l’assentiment de la municipalité qui s’est montrée volontaire et engagée. Et c’est une réussite, le centre-ville revit. Pourquoi faut-il que le maire de Talmont St Hilaire prenne systématiquement le contre-pied de ce qui marche ?
Si vous souhaitez réagir à ce billet, n’hésitez pas à nous contacter. Votre avis nous intéresse.

Paroles et paroles et paroles … (chantée par Dalida)
ou l’HYPER COMMUNICATION
Si l’on fait le bilan de l’action du maire de Talmont depuis sa première élection en mars 2014, au-delà de « (ses) mots faciles, de (ses) mots fragiles », on doit bien admettre que « c’est fini le temps des rêves » !!! Les promesses se sont envolées au « vent qui fait chanter les violons » : le collège, la zone commerciale du Pâtis, le cinéma, le pôle associatif, toujours rien, l’emblème du port de Bourgenay détruit, la revitalisation du cœur de ville en panne, les pistes cyclables discontinues et mal entretenues, l’accessibilité des personnes à mobilité réduite à peine en cours … Des promesses ni élaborées ni maîtrisées, pourtant hyper médiatisées, pour combien de résultats tangibles ?
« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient », c’est bien connu. Mais là ça fait beaucoup et contrairement à la chanson si « les souvenirs se fanent », les citoyens ne les oublient pas. S’il savait le maire de Talmont comme on a « envie d’un peu de (son) silence ». « (Ses) mots magiques, (ses) mots tactiques sonnent tellement faux ».


