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5 janvier 2025

COMME UN VENT DE DÉMAGOGIE
ou la longue attente d’une bande dessinée
→ Depuis le 10 septembre 2024, le maire s’est répandu sur les médias pour la promotion de son nouveau bébé qui «complète» son passeport du civisme, une BD ayant pour titre «Jeune et Citoyen à Talmont-Saint-Hilaire» : Facebook, journaux, télévision et plus encore, jusqu’à Beauvau auprès de B. Retailleau 18 jours seulement après la nomination de ce dernier au ministère de l’intérieur (coïncidence fortuite ou positionnement opportuniste ?).
Forcément j’ai cherché la fameuse pépite promise. On ne passe pas 42 ans au service de l’École de la République sans se préoccuper de ce qui est véhiculé auprès des enfants surtout quand le sous titre de cette BD est «Grand jeu (?) du civisme», qu’on annonce qu’elle sera remise aux CM les plus «méritants» (?) et éventuellement aux futurs mariés sur la commune (?). Bouh ! Ça me grattouille, ça me chatouille !
→ Vers la fin septembre 2024, je contacte une enseignante de la commune pour avoir son avis mais elle n’a jamais entendu parler ni vu cette BD. Qu’à cela ne tienne, un article de journal précise que l’on peut l’acquérir à la médiathèque : je téléphone pour savoir si la BD est disponible. Moment surréaliste d’incompréhension : lorsque la médiathèque de Talmont ne répond pas assez vite, on est redirigé vers la bibliothèque d’une autre commune de la Communauté (je l’ignorais). Un vrai dialogue de sourds (plutôt cocasse) s’engage alors avec la bénévole présente, gentille mais interloquée. À la fin, cette dernière s’est engagée à me tenir au courant … sans suite !
Je suis têtue, je consulte le site des Éditions du Signe (spécialisée dans «l’édition religieuse, historique, patrimoniale et sociétale» -leur propre présentation-), éditions soi disant «à l’initiative du projet», selon le maire, rien même pas une annonce sur leur page «à paraître». Je revisionne les moments TV, je relis les articles de journaux, je consulte le site et la page Facebook de l’association qui promeut le passeport (la BD est à vendre en nombre pour les mairies -en vue des élections de 2026 ?- mais pas consultable dans son intégralité), le site de la mairie … rien de plus que je ne sache : une annonce, un point c’est tout. La reproduction de deux pages ne peut pas suffire à une analyse sérieuse par comparaison avec d’autres nombreux ouvrages sur le même thème. Quant au site Calaméo utilisé fréquemment par la mairie, rien dans son catalogue.
→ le 31 octobre, je me rends à la médiathèque, nouveau dialogue de sourds avec un personnel. La responsable appelée en renfort m’explique avec gentillesse que ça ne devrait pas tarder.
→ le 4 novembre, une lueur d’espoir, par délibération du conseil municipal, le prix de vente de la fameuse BD est fixé à 15 €, prix que la majorité s’empresse de voter comme un seul homme … sans une présentation précise du livre, pas même en commission culturelle. Mais bon, c’est voté donc pour moi, c’est en vente.
→ Le 14 décembre, je me rends à nouveau à la médiathèque pour acheter la BD cette fois. Je me dis que ce serait, peut-être, une bonne idée de cadeau pour les deux ou trois jeunes citoyens talmondais de mon entourage. Nouveau dialogue de sourds avec un personnel, nouveau dérangement de la responsable qui me parle d’un «imprévu» : 4 mois d’attente et une délibération municipale plus tard depuis l’annonce en grande pompe, et toujours pas de BD en vue : c’est long, très long … et même un peu bizarre !
→ Plus d’une centaine de personnes s’extasient à chaque publication sur le sujet notamment sur la page Facebook du maire, à coup de «j’aime», «j’adore», «bravo Maxence». Ces personnes n’ont pas pu la consulter cette BD, pas plus que la plupart des conseillers de la majorité qui ont pourtant voté le tarif les yeux fermés. Elle est indisponible pour l’instant au commun des mortels.
On est au comble du culte de la personnalité. Comment former à la citoyenneté et au civisme les citoyens de demain si les adultes d’aujourd’hui se comportent comme des adorateurs ?
Claudine ORDONNEAU
→ Dernière minute 7 janvier 2025 : La fameuse BD vient d’être mise à la vente aujourd’hui même à la médiathèque. Je vais l’acheter et être très attentive à son contenu. Il existe beaucoup d’autres BD sur le sujet pour la tranche d’âge concernée (9/12 ans). Pourquoi en créer une nouvelle ?
Qu’est-ce qui la distingue significativement des autres BD sur le même thème ? Est-elle réellement utile à la jeunesse ou sert-elle un ou des intérêts particuliers ? Est-elle le support d’une quelconque idéologie ? Existe-t-il un contrat entre les Éditions du Signe, l’association du passeport et la mairie ? Quels sont les termes de ce contrat ? …
1er novembre 2024
Le citoyen et le Conseil municipal
Le citoyen s’éloigne de plus en plus de la « politique » .. avec juste raison ? Ou pas ? À cause du climat actuel ? Peut-être … Toujours est-il que l’on constate, par exemple que plus personne ne vient s’informer en assistant aux séances du Conseil municipal, notamment à Talmont. Et pourtant, le Conseil municipal est chargé de régler «par ses délibérations les affaires de la commune». C’est le seul lieu où la parole publique des élus peut s’exprimer OFFICIELLEMENT et EN DIRECT, sans le filtre d’articles de journaux, de messages sur les réseaux sociaux, de publicité municipale ou de «on dit» qui circulent dans la ville. C’est le seul lieu où les citoyens peuvent se faire une idée PAR EUX-MÊMES sans que leur réflexion soit biaisée, tronquée voire « pervertie ». Dommage !
Suite du texte en intégralité et pour ne consulter que les réponses aux questions qui me sont le plus souvent posées, cliquer sur chaque question :
Un conseiller municipal qui n’assiste pas aux séances du Conseil municipal peut-il faire l’objet d’une sanction ?
Les textes des délibérations peuvent-ils être communiqués publiquement avant le Conseil municipal ?
En tant que citoyen, puis-je m’exprimer pendant la séance du Conseil municipal ?
par Claudine ORDONNEAU
4 octobre 2024
Sous les jupons de la communication
Dans moins de 18 mois, se dérouleront les élections municipales. Le maire de Talmont-Saint Hilaire, conscient de la baisse de sa popularité, a décidé de partir à la pêche aux voix « coûte que coûte ». Il faut dire que la ville bruisse (à Talmont, on ne fait que susurrer les critiques, c’est ainsi) d’un mécontentement certain : le maire n’a pas convaincu avec « son » bâtiment communautaire (bloc de béton massif, encombrant et inesthétique, déjà dégradé, face au château en plein centre ville) ni avec son prétentieux projet de port qui anéantit le côté charmant et populaire du lieu au profit d’un restaurant panoramique avec toit terrasse (?) et de prétendus nouveaux commerces (lesquels?), les anciens ayant été virés. Je peux ajouter à la liste les réunions de quartier où le maire s’écoute parler et répond à côté des quelques questions qui lui sont posées (comme en conseil municipal), la grogne à l’encontre de la dispendieuse et inégalitaire redevance incitative, l’augmentation des impôts alors que la ville bénéficie d’un budget plutôt confortable que nombre de maires souhaiteraient pour leur commune …
Alors, il se méfie le maire de Talmont et il passe à l’attaque avec force conseils de ses nombreux communicants !
PREMIER ACTE : inonder quotidiennement la presse écrite, les télévisions, les réseaux sociaux … au moindre petit évènement municipal ou communautaire avec photos et paroles du maire sur le devant de la scène. Et toujours ce même discours : « C’est super, je suis le meilleur » puis on fait disparaître tous les commentaires un tant soit peu critiques qui apparaissent. Il faut éviter la contagion et de toute façon, le roitelet ne veut rien écouter du peuple.
DEUXIÈME ACTE : passer à la chasse aux voix de façon méthodique et ciblée.
1) Faire de l’entrisme dans les écoles auprès des élèves de CM avec le passeport du civisme qui favorise à outrance la consommation (tampons, médailles, bande dessinée …) et illusions. 8 à 10 actions sur une seule année ne suffiront JAMAIS à une véritable éducation civique (heureusement les programmes de l’École française, les enseignants et les parents y pourvoient) : ni la bénédiction publique (illégale) du drapeau tricolore dans les rues, ni l’implantation d’un mât pour hisser les couleurs dans les cours d’écoles (les élèves ne sont pas de petits militaires), ni encore la visite du parcours du Puy du Fou (aussi organisé et artistique soit-il), ne constituent une initiation à l’histoire de France ou une éducation réelle au civisme. En agissant ainsi, le maire flatte les parents et fait des élèves de vrais petits consommateurs. Non, le civisme ne devrait pas être l’objet de récompenses et ce n’est pas un jeu. S’intéresser aux personnes âgées, sauvegarder l’environnement, participer à une action citoyenne etc … devraient être des gestes gratuits et désintéressés. Quel coût ces actions ultra médiatisées ? Pas de communication sur le sujet !
2) Inviter les jeunes de 16 à 25 ans (en âge de voter en 2026) à une discussion avec pour seul interlocuteur le maire « en majesté » pendant une heure, discussion suivie d’un repas au foodtruck. Énorme « bide », 8 jeunes seulement ont répondu présents en dépit d’un publicité délirante. Quelle évaluation et quel coût pour cette action qui s’est déroulée en juin dernier ? Pas de communication sur le sujet !
3) Inviter les ados (11 à 17 ans) et leurs parents au « blabla ados » avec atelier cuisine, escape game, soirée bowling et tapas … pour parler de questions qui mériteraient plus de sérieux notamment en ce qui concerne les addictions. Quel coût ces actions ? Pas de communication sur le sujet !
4) Inviter des couples au « blabla couple » pour « entretenir la flamme », « bâtir son couple sur des fondations solides », « explorer les cinq langages de l’amour » au cours d’« une soirée romantique » et « communiquer pour mieux s’aimer » en réalisant « le blason de votre couple » … Je note que « couple » est écrit au singulier. Les mots et les images qui décrivent et illustrent cette action ne sont pas innocents : ils traduisent un état d’esprit voire une idéologie. Et quel coût ces actions ? Pas de communication sur le sujet !
Sans que ce projet de blabla trucs ait été discuté en commission Famille / Enfance / Jeunesse ou en conseil municipal, sans que les besoins aient été identifiés, sans que les objectifs aient été fixés, sans que l’évaluation soit prévue, sans que le coût ait été évalué, sans qu’un partenariat soit recherché par exemple avec le centre socioculturel qui initie également des actions similaires, moins coûteuses, plus élaborées et plus solidaires, la délibération a été votée, comme un seul homme, par TOUS les membres de la majorité sans qu’aucune explication n’ait été demandée excepté par les élues d’opposition (avec fin de non recevoir comme d’habitude).
Une participation de 25 € est demandée pour un parcours (largement en dessous du coût réel, à n’en pas douter). À ce prix, quelles familles vont pouvoir se le permettre ? Pas les plus en difficulté qui peinent à finir leur fin de mois ! Quels sont donc alors les « happy few » (rares privilégiés) qui vont profiter de cette générosité du maire avec les sous des contribuables ? Quels critères seront à l’œuvre pour le choix des familles qui auront candidaté ?
5) En ce qui concerne les aînés, leurs votes sont acquis en grande majorité. Alors quel intérêt, par exemple, de se pencher sur des améliorations de leurs déplacements dans la ville avec une navette gratuite toute l’année (pas seulement l’été) pour qu’ils profitent du marché ou des commerces en centre ville ou encore du cinéma ? Ils se contenteront, comme d’habitude, de trois crottes en chocolat et d’un très frugal (minable) goûter pour la nouvelle année mais … avec présence du maire quand même ! Nos aînés méritent mieux.
Bref, on pourrait égrainer encore d’autres projets communautaires et communaux qui ne sont que prestige et communication. Ces projets se déroulent dans le seul but de flatter l’égo surdimensionné du maire, sans élaboration d’instruments de pilotage dans une totale opacité démocratique et financière.
Mais il a raison sur un point, le maire : au bout de dix ans de mandat, sa côte de popularité s’effrite. Panem et circenses (du pain et des jeux) comme on disait dans la Rome antique ou au moyen-âge. Ça c’était avant, ces temps sont révolus, heureusement, les citoyens se tiennent informés et réfléchissent.
En conclusion, le maire est discrètement parti à la pêche aux voix en utilisant l’argent public pour des actions « racoleuses ». Petit rappel : payer sa campagne électorale avec l’argent du contribuable est un délit ! Mais nous ne sommes pas encore officiellement en campagne électorale … alors … il en profite.
Claudine ORDONNEAU
3 novembre 2023

Le grand n’importe quoi
Le journal des Sables a publié un article le 26 octobre dans lequel le maire de Talmont-Saint Hilaire veut expérimenter l’uniforme de la maternelle à l’école élémentaire dans toutes les écoles de la ville. J’ai failli tomber de ma chaise et renverser mon café en lisant cette horreur.
Pour rappel, parce que j’ai entendu cette réflexion dans la ville « Si le maire l’a décidé, ce sera obligatoire pour tous et les parents devront s’y plier». NON, il n’y a pas d’obligation. En République, seule la loi s’impose à tous mais pas le diktat d’un maire en mal de notoriété. Il n’y a pas de loi dans l’Éducation Nationale qui oblige à l’uniforme. JE décide pour mon enfant, JE peux l’habiller si la tenue est correcte comme JE le veux et JE ne suis pas obligée d’appliquer un diktat qui n’a pas valeur de loi. Cette intrusion dans la vie des écoles et des parents par le maire est totalement insupportable. Au passage, la tenue est ultra moche (ce n’est que mon point de vue), pas sûr que le matin, les enfants veuillent l’enfiler et ils auraient bien raison.
Le maire justifie le projet par un sondage auprès des parents et des enseignants. Il ne parle pas de projet concerté mais seulement d’une présentation du projet. Comme en plus, le vote n’est que consultatif, quelle qu’en soit l’issue, le maire pourra le mettre en œuvre sans autre forme de procès en parlant d’expérimentation. Il prend ses interlocuteurs pour des « c…ns », ils n’ont été qu’informés et n’ont plus qu’à s’exécuter. C’est ça la démocratie … à Talmont.
Le maire justifie son raisonnement par la lutte contre la discrimination. Mais les enfants ont un cerveau, ils pensent par eux-mêmes. Sous la surchemise, pantalons, jupes, robes et chaussures apparaîtront. Et je vous assure qu’aussi petits soient-ils, ils suivent la mode et savent distinguer les grandes marques (chères) des autres (à prix modique). On peut le déplorer, moi la première, mais c’est comme ça. Alors pour la lutte contre la discrimination avec une surchemise de mauvais goût, on repassera. D’ailleurs, est-ce là où se situe l’égalité ? Le concept d’égalité est bien plus complexe que la réduction qu’en fait le maire.
Et pour le coût des surchemises, ce sont les contribuables qui passeront à la caisse, comme d’habitude, à raison de deux tenues par an pour chaque enfant (environ 600 élèves sur la ville), la note annoncée s’élève (pour l’instant) à 20 000 €. Franchement, il n’y a pas mieux à faire sur notre ville notamment dans d’autres domaines.
Le maire parle de « valeurs d’engagement civiques et républicaines », il pense au pavoisement des écoles et à la levée des couleurs. À l’anglo-saxonne, oubliant que nous sommes français, lui qui si souvent évoque nos traditions, il est pris en flagrant délit de contradiction ! Si ce n’était aussi triste et ridicule, j’en aurais ri. De la part d’un maire qui refuse d’écrire notre devise républicaine sur le fronton de la mairie et qui met ses propres fils dans une école privée catholique « hors contrat » à La Roche sur Yon, c’est à dire une école hors du champ de la République, c’est stupéfiant.
Jules Ferry qu’il ose citer, doit se retourner dans sa tombe. C’est tout aussi minable que d’avoir voulu utiliser (sans succès) le parvis de la maison de Clemenceau pour y célébrer une messe. Doit-on dire que les connaissances historiques du maire sont parcellaires ou biaisées ?
Par ailleurs, ne pas scolariser ses propres enfants dans une des quatre écoles de la ville, quel mépris, quel affront et quel manque de confiance envers les enseignants de sa propre commune.
Le maire ose également se référer à la notion d’identité selon Jules Ferry. Il faut qu’il relise la loi à laquelle il fait référence. Quand Jules ferry parle d’identité républicaine, il ne parle pas d’identité communale ou d’identité de son école. Ce rétrécissement de l’identité républicaine par le maire, ce communautarisme en quelque sorte, a des relents d’une époque que j’espère à jamais révolue. Et puis quoi, est-ce que l’on veut que nos enfants deviennent les « hommes sandwichs » du maire : une petite pub pour la commune, une petite pub pour l’école et le maire dans tous les journaux et autres médias. Cette action instrumentalise l’école et les enfants au profit de la communication du maire qui se pense un avenir glorieux. Et on n’a pas tout vu parce qu’une autre action se prépare le « blabla couples » ou comment faire une intrusion dans la vie privée des citoyens avec l’argent des contribuables. J’en parlerai une autre fois.
Alors, d’après le maire, cette fameuse surchemise serait l’autre pilier du passeport du civisme. Parlons en du passeport du civisme. Peut-on réellement croire qu’en 5 à 8 actions très basiques sur une seule année élémentaire, les enfants auront avancé réellement sur un sujet aussi complexe d’autant que le but en fin d’année scolaire est de récolter une médaille. Mauvaise idée contre productive, on ne doit pas apprendre aux enfants à agir pour une médaille ou un petit tour récréatif au Puy du Fou mais à agir pour être utile et citoyen sans rien en attendre que la satisfaction du devoir accompli. Il faut aller sur le site de l’association qui promeut le passeport du civisme et consulter tous les exemples de passeports car chaque commune a le choix de l’adapter. Peu ont une réelle valeur pédagogique et éducative : trois mots à écrire sur des pointillés, des dessins à retrouver parmi d’autres … pas loin de Pif Gadget tout ça ! Je ferai une exception pour l’un d’entre eux qui émane d’une petite ville proche de Talmont : le passeport est réfléchi, documenté et argumenté en lien avec les programmes de l’école. Un vrai projet concerté, j’imagine ! Pour rappel, l’éducation civique est au programme obligatoire de toutes les classes pas seulement sur une année car il en faut du temps, de la persévérance et du savoir-faire pour former de futurs citoyens libres et responsables. Mais heureusement les enseignants de l’école de la République sont de vrais professionnels qui remettent à sa juste place cet objet né de la volonté d’un maire … qui se croit plus enseignant que les enseignants.
Vive l’école de la République, merci Jules Ferry et merci les enseignants !
Claudine ORDONNEAU, Inspectrice honoraire de l’Éducation Nationale
29 août 2023
Et le civisme, bordel !
La municipalité de Talmont-Saint Hilaire qui ne rate jamais une occasion de se vanter d’être à la pointe de la défense de la biodiversité et des sites sensibles, semble bien ignorante de ce qui se passe sur la côte entre Cayola et le Porteau. Quand une municipalité est capable d’acheter, de manière préventive au cas où …, au prix exorbitant de 125 000 € un terrain évalué à 8000 € par les Domaines, il me semble que chaque lieu remarquable de la commune devrait faire l’objet de la même attention.
Tout l’été, absolument tout l’été et tous les jours, des campings cars s’installent sur les deux aires de stationnement prévues pour les automobiles devant la mer, empêchant tout véhicule léger de s’arrêter pour contempler le paysage. Et ne croyez pas que ces campings cars ne fassent que stationner quelques heures. Non, les camping caristes squattent plusieurs jours d’affilée voire une semaine entière, y dorment, y mangent, y font leur lessive et leur ménage, déposent leurs ordures et parfois allument un barbecue … tout comme sur une aire autorisée (il y en a une très proche et très chouette). Le plus « drôle », c’est d’observer le manège du vendredi juste avant le week-end. C’est à qui arrivera le premier pour avoir la meilleure place et parfois réserver la place d’à côté pour les copains. Un soir que nous marchions sur le sentier, nous avons même pu assister à une dispute musclée car l’un des campings cars s’était garé trop près d’un autre qui ne pouvait plus étaler sa table et à peine ouvrir sa porte. Quel respect des espaces publics ! Quel civisme !
Si je me décide à écrire ce petit texte, c’est que cela peut même s’avérer dangereux : ce matin vers 10 heures, un véhicule léger devant notre voiture a voulu se garer sur l’aire de stationnement … sauf que les quatre campings cars déjà installés (voir la photo ci-dessous), ont rendu son arrêt impossible. Surpris, le conducteur a dû repiquer sur la route juste devant notre propre véhicule. On a vraiment eu peur.
Et là, que fait la municipalité, chantre du civisme ? Pourquoi ne fait-elle pas respecter la loi ? C’est vrai qu’il ne s’agit sans doute pas de gens du voyage !

30 juillet 2023
À la Guittière la zone naturelle n’est pas vraiment préservée !
À la Guittière, l’achat d’un terrain à 125 000 € (15 fois le prix fixé par les Domaines) par la ville de Talmont-St Hilaire a fait l’objet d’un nouveau vote lors du conseil municipal du 2 juillet 2023 suite à l’annulation de la délibération du 26 avril 2021 par le tribunal administratif, pour irrégularité de la procédure. Cette annulation fait suite au recours en justice du collectif de contribuables THALE qui a dénoncé l’irrégularité de la procédure et contester le montant de la transaction. (Voir l’intervention des 2 élues lors du conseil municipal du 3 juillet 2023).
Les principaux arguments de la municipalité, pour défendre le prix exorbitant du terrain, étaient la défense de la biodiversité, et la protection du site situé en zone naturelle sensible. Extrait de la délibération du 3 juillet : « Compte tenu des obligations incombant à la Commune de protéger les espaces naturels remarquables de son territoire de toute altération et dans l’objectif de marquer résolument sa volonté de poursuivre le travail de sauvegarde du site naturel par la constitution d’espaces vierges de toute implantation immobilière ou mobilière … il est proposé au conseil municipal d’acquérir la parcelle N° 40 etc …
Comme on peut le voir sur le plan de la zone ci-dessous où est situé le terrain, seul le terrain de camping est situé en zone de loisirs. (Voir PLU en cours). On peut s’étonner alors, de voir sur les parcelles situées dans la même zone (zone naturelle) parcelle N° 35 et parcelle N° 37 que des mobil-hommes loués et des espaces mobiles de restauration soient implantés (voir photos ci-dessous). Une extension du camping ?
Probablement, sachant que le propriétaire du camping est aussi adjoint à l’environnement et à la sécurité à Talmont-St Hilaire. Visiblement les règles ne sont pas les mêmes pour tous sur notre commune ? Certains intérêts individuels semblent prévaloir sur les intérêts collectifs affichés.
PB et GT, citoyens et contribuables de Talmont-St Hilaire

23 mai 2023
Suite à la lecture de nos interventions lors du conseil municipal le 15 mai, à lire ci-dessous, la déception un tantinet sarcastique d’une administrée de Talmont St Hilaire.
Deux ans de plus
Coucou,
Et oui, c’est encore moi !!!
Comment ça, ils veulent reculer l’âge, non pas pour prendre sa retraite, mais pour devenir sage, oups !!! Non, Sage … Sage avec un S majuscule !!!
Moi qui allais le devenir cette année ! Va-t-il me falloir deux ans de plus pour accéder à ce groupe qui a l’air déjà bien » fermé » ???
Quel dommage, avoir du sang jeune, neuf, nouveau, (nouveau-né … non, là, j’exagère !!!) ferait pourtant du bien !!!
Et qui sait, peut-être serais-je devenue la plus jeune présidente de cette assemblée vieillissante ? Ne vous braquez pas, j’en ferais très certainement partie d’ici peu, de ces personnes qui essaient de participer à la vie talmondaise et dont seul l’âge ouvre la porte de ce groupe …
Mais non, je ne pense pas que vous m’y verrez, puisque, d’après ce que je lis, rares sont ses avis suivis, à moins qu’ils aillent dans le sens de la municipalité en place …
Mais bon, dans deux ans, qui sait, peut-être aurais-je changé d’idées, et que je deviendrais une dame bien Sage !!! Et peut-être que les règles de la bienséance auront un tant soit peu évoluées …
25 février 2023
Suite à notre intervention en conseil municipal le 6 février 2023, quelques commerçants de Talmont nous ont confié regretter le marché dans la rue du centre notamment et souhaiter que le marché non alimentaire y revienne afin d’animer le centre ville. Dans la droite ligne de ce constat, nous avons reçu ce témoignage que nous publions.
Souvenirs, souvenirs
Bonjour, pour le marché, je m’interroge …
Lorsque je suis arrivée à Talmont, je me rappelle notamment du marché durant l’été … Si mes souvenirs sont bons, il commençait devant le château, redescendait par la rue du Centre … Quelques commerçants se mettaient même au niveau du passage du plan d’eau … Cela faisait une petite balade bien sympathique, en passant par le Centre de Talmont, donc devant les commerçants ayant un magasin … Et cerise sur le gâteau, je pense que la ville n’avait pas de loyer à payer !!! Franchement, ce petit marché nous coûte très cher, ainsi qu’à ceux qui s’y installent … D’ailleurs, certains ne restent pas longtemps, sûrement pas assez rentable … Dommage !
24 décembre 2022
Le marché de Noël
Bonsoir,
J’aimerais réagir sur le marché de Noël.
Les personnes âgées et/ou handicapées n’y étaient vraiment pas les bienvenues. Une grande montée, des stands en hauteur sur les bas côtés … De plus, comme le sol était très humide, c’était également très glissant. J’ai d’ailleurs failli en faire les frais.
Dans le centre, oui, ce serait mieux, cela animerait ce centre ville si triste !
J’ai discuté avec plusieurs exposants. Ils ont été obligés de se déguiser … Non pas en lutin, ce qui à la rigueur, aurait paru normal … Non, la tenue était médiévale … Et ça ne leur a vraiment pas plu. Je sais que le château est au centre de Talmont, au propre comme au figuré d’ailleurs, mais tout de même, cela devient une obsession …
De plus, ce marché qui devait fermer à 18h, a vu son heure de fermeture passer à 16h pour finalement finir à 13h et à priori, sans compensation commerciale.
Deux exposants m’ont dit qu’ils ne reviendraient pas, contrairement à celui Longeville. Et malgré ce que M. de Rugy veut bien nous faire croire, ils n’ont pas travaillé vendredi soir, très peu de monde. Samedi, oui, en fin de journée ! Et le dimanche, vu qu’il a été raccourci … cela a dû également être désagréable pour ceux qui ont eu l’idée de venir en après midi. Oui il y avait du foot, mais bon, tout le monde ne le regarde pas… Et oui, il ne faisait pas beau, mais de là à fermer plus tôt ??? Et pour finir, on faisait revenir les exposants dès le lundi matin pour démonter les stands.
En conclusion le retour sur ce nouveau marché de Noël ne m’a pas vraiment paru positif, en tous les cas pas aussi positif que l’a exprimé le maire dans les journaux et sur les réseaux sociaux.




