Le budget de fonctionnement
Nous avons souligné notre inquiétude vis-à-vis du transfert de personnel à la communauté de communes. Financièrement, la prise en charge à 50 % du personnel par Vendée Grand Littoral (VGL), diminue les charges de personnel de 500 000 €, mais l’attribution de compensation versée à la commune par VGL diminue de 800 000 € (les frais de personnel ne sont pas refacturés à la ville, mais déduit de l’attribution de compensation). Comme nous l’avions déjà évoqué, lors d’un précédent conseil, ce transfert de personnel, à la Communauté de communes, désorganise les ressources humaines de la ville de Talmont et la vide d’une grande partie de ses compétences.
Pour les recettes, qui sont en augmentation, on peut s’en réjouir car elles sont dues aux activités enfance et culturelles qui se développent, mais il faut les mettre en rapport avec l’augmentation des charges qui augmentent également.
Nous avons fait remarquer également qu’en dehors des activités ou services conduits directement par la ville, il n’y avait aucune orientation concernant la participation de la ville aux actions sur la vie sociale, culturelle et sportive, conduites par des acteurs partenaires comme les associations ni aucune orientation en matière d’actions sociales.
On constate un manque de vision globale avec des actions et des dépenses inutiles non réfléchies et jamais évaluées. Des exemples : « Des jeunes avec ton maire » – « Blabla familles » – «Tenue unique à la MFR» – Dépenses exorbitantes pour le Vendée globe et le soutien à Benjamin Dutreux etc …
Le budget d’investissements
Concernant la dette, nous avons précisé que si la dette a diminué entre 2016 et 2022, c’est en partie par la vente de nombreux biens et terrains appartenant à la commune. Depuis 2023, la dette est en augmentation pour atteindre 15,5 millions. Un niveau d’endettement qui appelle une vigilance. Cette dette doit être maîtrisée et servir à investir dans des constructions indispensables et utiles à la population et non dans des dépenses de prestige. De même, l’épargne nécessaire, provenant des excédents de fonctionnement ne doit pas se faire au détriment de financements indispensables à la vie locale et sociale. Nous avons ensuite posé plusieurs questions :
Concernant le Plan Écoles, pour la maternelle, pourquoi prévoir seulement 4 classes en première phase alors qu’il y a déjà 5 classes actuellement et qu’il est prévu une augmentation de la population ? C’est aussi une demande des enseignants de la maternelle. Pour l’école élémentaire, nous espérons que l’emplacement actuel sera suffisant pour une école puisqu’il faut la penser pour au moins 50 ans. En ce qui concerne la cuisine centrale, un nouvel emplacement est-il prévu ?
Concernant les infrastructures sportives, la demande d’une piste d’athlétisme ne semble pas avoir été retenue.
Concernant le cinéma, le maire dit qu’il n’est plus adapté aux besoins de la population. On peut rappeler qu’un 2014 le maire précédent avait prévu sa rénovation afin d’être conforme notamment aux exigences en matière d’accessibilité, d’isolation et de normes environnementales. À son arrivée, le maire actuel a stoppé cette rénovation et le cinéma est resté une passoire énergétique. Après une nouvelle étude qui n’a pas abouti puis une nouvelle proposition de lieu aux Ribandeaux, le maire propose aujourd’hui un nouvel emplacement au Court Manteau. Pourquoi ce lieu qui éloigne les groupes scolaires et le collège de cet équipement alors que des dispositifs d’éducation à l’image sont proposés aux scolaires ? De plus sur le secteur du Court Manteau il est prévu un lotissement depuis 2017 qui est toujours retardé à cause de la situation du terrain, qu’en sera-t-il d’un cinéma à cet emplacement ? Il est prévu 30 000 € d’étude pour 2025 et un éventuel démarrage en 2027-2028, n’est-ce pas juste un effet d’annonce ?
Concernant le grand site de France, il ne faudrait pas privilégier uniquement l’aspect paysager et touristique au détriment de l’activité économique notamment dans les marais.
En réponse à notre intervention, le maire a défendu la mutualisation, qui n’est pas le déplacement des services. (Pour rappel, la mutualisation se fait seulement avec la ville de Talmont et les salariés de la plupart des services sont maintenant salariés de Vendée Grand Littoral). L’adjoint aux finances a précisé que les emprunts étaient ciblés principalement sur les investissements récurrents et notamment les écoles, la salle de sport..
Aucun autre élu n’a pris part au débat. Étonnant !