Conseil municipal du 21/09/2026

Un conseil municipal où le Maire a répondu, par le mépris, à nos questions et par des attaques systématiques des élus de l’opposition.  Ci-dessous le détail de nos interventions :

Approbation du P.V. du précédent conseil municipal

Concernant notre amendement au règlement du forum des associations, nous avons demandé de compléter le compte-rendu avec une partie de nos interventions qui n’y figure pas. En effet pour répondre au refus du maire d’ajouter les associations environnementales dans la liste des associations présentes au forum, nous sommes intervenus à nouveau pour préciser que lors des éditions précédentes des associations environnementales comme Estuaire aient été présentes au forum.  Nous avons demandé d’ajouter cette intervention au P. V

Nous avons demandé également que lors du vote sur notre amendement, la restitution du scrutin suive la même forme que celle des autres délibérations. Nous avons donc demandé que soit précisé le nom des 4 élus ayant voté pour, en l’occurrence « Françoise FERRAND-LE MAULF, Christine BEAUPAIN, Patrick GENU et Bruno RIBLE par procuration »

Le maire a précisé que ces deux points seraient ajoutés au compte-rendu.

  1. FINANCES – Budget principal de la Commune : Décision Modificative n°1

Suite au budget primitif 2026 voté en décembre 2025, le conseil municipal peut apporter des modifications jusqu’au terme de l’exercice. Il s’agit d’inscrire de nouvelle dépenses ou recettes qui n’étaient pas connues au moment du vote initial.

Nous sommes intervenus pour préciser que le budget après modification montre un excédent de 332 755 € et qu’un virement supplémentaire à la section d’investissement de 292 755 € serait effectué. Ces modifications ne changent pas fondamentalement le budget voté pur 2026 pour lequel nous avions fait un certain nombre de critiques sur les choix budgétaires, et notamment des besoins en fonctionnement non couverts. (Voir compte-rendu des délibérations de décembre 2025). Nous avons également interrogé les élus sur les deux dépenses votées depuis le vote du budget, à savoir : 1 million d’€ pour Port Bourgenay et une subvention à Benjamin Dutreux de 95 000 € sur 3 ans à partir de 2026. Nous ne retrouvons pas ces dépenses dans le budget modificatif nous avons donc demandé dans quel chapitre on retrouve ces montants.  

Peu de précisions dans la réponse du Maire qui dit que la dépense du port est intégrée dans le budget modificatif et que la subvention à benjamin Dutreux commence en 2027. Vérification faite, la subvention est versée à partir de 2026 et le budget du port n’est pas précisé dans le budget modificatif.

Par contre le maire a profité de cette délibération pour souligner un montant important de dépenses en contentieux et accuser la liste d’opposition d’avoir fait perdre 2 500 € à la Ville. Il s’agit de la vente d’une partie du chemin des Grandes Groies, pour laquelle nous avons contesté la délibération devant le tribunal administratif. Le juge des référés n’a pas donné suite à notre demande de suspension de la vente, tout en déboutant par deux fois la mairie qui demandait que nous soyons condamnés à rembourser ses frais d’avocats.

Point 2 – Finances – Budget annexe du lotissement du Court Manteau – Décision modificative N° 1

Le budget annexe du lotissement du Court Manteau est à nouveau modifié pour financer des études complémentaires de 20 000 € pour l’aménagement des terrains du lotissement. 190 logements sont prévus. Pour rappel, ce lotissement n’a pu se réaliser jusqu’à maintenant car des zones humides sont présentes sur une partie du secteur. 

Nous sommes intervenus pour avoir des précisions sur la nature exacte de ces études.

En réponse : Il s’agit de nouvelles études non prévues au budget. Autrement dit « circulez il n’y a rien à voir » !

Point 3 – FINANCES – Ouverture et mise à jour d’autorisations de programme

Lorsque des opérations d’investissement se déroulent sur plusieurs exercices, la ville à la possibilité d’ouvrir des autorisations de programme. Deux autorisations de programmes étaient à l’ordre du jour.

Nous sommes intervenus sur l’autorisation de programme n° 1 – 2026, concernant l’aménagement des voiries de la haute ville, pour avoir des explications sur une phrase qui ne nous apparaissait pas claire. « Au regard de contraintes règlementaires, liées notamment à l’inclusion dans des rues au sein du périmètre de protection du château, il s’avère nécessaire de modifier l’échéancier de l’AP pour tenir compte de l’avancement de l’opération ». 

Signifie-t-elle que les voiries concernées se trouvent dans le périmètre de protection du château soumis à des contraintes règlementaires spécifiques ? Si c’est bien le cas, quelles sont ces contraintes et pourquoi n’ont-elles pas été prises en compte dans l’autorisation initiale

Réponse : Pas vraiment d’explications, sinon pour dire que des rues sont bien dans le périmètre du château et que cela entraine des dépenses qui n’ont pas été prises en compte dans le chiffrage initial .

Point n° 5 – FINANCES – Subvention exceptionnelle à la Ruche d’Idées

Cette délibération propose d’attribuer une subvention exceptionnelle de 300 € à la Ruche d’idée pour la participation au Trophée des Séniors à Paris.

Nous avons précisé que nous partageons les objectifs de cette action et nous sommes d’accord au versement d’une subvention exceptionnelle. Cependant, lors de la commission finances, nous avons eu connaissance du montant sollicité, soit 500 € pour un budget de 2 500 €. Nous avons interrogé le conseil pour dire notre incompréhension concernant l’attribution des subventions exceptionnelles qui ne reposent pas sur les mêmes règles pour toutes les demandes. Nous redisons notre attachement à la définition de critères et de règles d’attribution des subventions. 

Point n° 6 – AFFAIRES SOCIALES – Avenant n°1 à la convention tripartite entre la Commune de Talmont- Saint-Hilaire, la Caisse d’Allocations Familiales de la Vendée et le Centre Socioculturel la Ruche d’Idées – Prolongation de la durée de la convention

A l’occasion du vote de cet avenant, nous sommes intervenus pour souligner l’importance d’un centre social ou socio-culturel sur notre commune. Ci-dessous notre intervention :

En France on compte 2409 centres sociaux agréés par la CAF, dont le centre socio-culturel La Ruche d’idées à Talmont St Hilaire. A la lecture de la convention entre la ville, la CAF et le centre socio-culturel, nous retrouvons les principes qui définissent la fonction d’un centre social agréé par la CNAF et les axes du projet social en cours. En effet, un centre social agréé par la CAF répond à des principes fondamentaux :

  • Une animation globale c’est-à-dire et une approche transversale de la vie sociale locale qui donne du sens et de la cohérence à l’ensemble des actions menées sur un territoire. 
  • Lieu de proximité à vocation globale, familiale et intergénérationnelle qui accueille toute la population en veillant à la mixité sociale, et aux besoins des familles et des publics fragilisés.
  • Lieux d’accueil, d’écoute, d’engagement, d’initiative et de coopération. Les centres sociaux reposent sur une dynamique de mobilisation des habitants en favorisant le pourvoir d’agir. Le centre social c’est aussi une capacité à aller vers les habitants qui ne viennent pas naturellement à lui pour être à l’écoute de toutes les préoccupations du territoire. Ils assurent de plus en plus une fonction de tiers-lieu.

Du diagnostic à la réalisation du projet social les habitants s’impliquent dans des démarches utiles à leur territoire, soutenus par des bénévoles, des professionnels, des partenaires associatifs et institutionnels qui conjuguent leurs ressources pour passer de l’idée à la concrétisation.

Actuellement La Ruche d’idées finalise un nouveau projet social pluriannuels. Ils se construit collectivement avec les habitants et les partenaires. La municipalité en tant que partenaire est présente dans le conseil d’administration et est en mesure d’apporter pleinement sa contribution. L’avis des élus qui siègent serait d’ailleurs utile au débat. Nous espérons qu’à l’occasion du renouvellement de la convention, la ville s’engagera financièrement à la hauteur des atouts que représente un centre socio-culturel sur la commune. A savoir qu’actuellement le financement moyen des communes en France est de 35 % du budget d’animation global. A Talmont la commune verse une subvention de 15 000 € soit 4 %, du budget d’animation globale. La CAF verse 24 % et l’État 14 %. L’animation collective familles n’est plus financée par la ville et les fluides ont été portés à la charge du centre socio-culturel On est très loin du financement moyen des centres sociaux, ce qui fragilise l’action qui est conduite, si utile aux renforcements des liens sociaux, au vivre ensemble et au développement de la citoyenneté.

Le Maire n’a pas commenté notre intervention sur le fond mais a préféré dire qu’il se félicitait d’avoir mis fin à la prise en charge par la ville des consommations de fluides (eau, électricité, chauffage) incitant ainsi les personnes de la Ruche à faire la chasse aux gaspillages !

Nous sommes intervenus à nouveau pour préciser que la règle n’était pas la même partout notamment concernant le cinéma Le Manoir qui est géré par une société et pour laquelle les fluides sont pris en charge par la ville, ce qui n’était pas le cas quand le cinéma était géré par une association !

Point 7 – 7. ENVIRONNEMENT – Ouvrage de lutte contre l’érosion côtière et de stabilisation du pied de falaise du Grand Quézeau – participation financière de la commune aux travaux de confortement et à leur entretien – principe, montant et conditions

Cette délibération concernait l’engagement financier de la commune à hauteur de 30 % du montant des travaux de l’ouvrage de lutte contre l’érosion côtière accompagné d’un engagement de participation à hauteur de 30% des travaux d’entretien pendant une durée de 30 ans.

La délibération explique que les propriétaires riverains du Grand Quézeau ont pris l’initiative de se constituer en association syndicale avec pour objectif de réaliser et d’entretenir un ouvrage de lutte contre l’érosion côtière. L’association en assurera seule la maîtrise d’ouvrage. Elle sollicite une participation de la commune au coût des travaux et au coût de l’entretien annuel.   

A la lecture de la délibération nous nous sommes étonnés que la ville se désengage de la définition et de l’exécution des travaux qui relèveraient de la seule association syndicale. Étant donné qu’il s’agit de fonds publics et que la réalisation de l’ouvrage constitue un investissement avec des répercussions sur les budgets de fonctionnement pendant 30 ans, nous pensons que la mairie doit avoir un droit de regard sur les choix de conception retenus et sur les entreprises réalisatrices des travaux. En effet la qualité des travaux est un facteur clef de la réussite d’une telle opération et il semble que des ouvrages analogues réalisés sur notre commune dans le secteur République connaissent une usure prématurée liée à un défaut de conception ou de réalisation initiale de l’ouvrage

Lors de la présentation de cette délibération par M. Patrick VILLALON « adjoint aux infrastructures, des mobilités et de l’énergie », nous avons appris que la ville avait été associée au Diagnostic et à l’étude de faisabilité du confortement de l’ouvrage en enrochement au Grand Quezeau. Cette présentation de l’élu a répondu à nos interrogations et nous avons ainsi revu notre position pour le vote. Comme c’est malheureusement trop souvent le cas, l’exposé de cette délibération dans le document préparatoire ne présentait pas suffisamment les éléments de contexte et se concentrait uniquement sur la décision à prendre. C’est une source importante de confusion qui complique la préparation de nos interventions et nuit à la qualité des débats.

Point 14 – FONCIER – Constat de la désaffectation suivie du déclassement du Domaine Public de la parcelle cadastrée 228 BV nº212p, rue de la Liberté

Il est proposé de désaffecter et de déclasser une parcelle du domaine Public situé rue de la Liberté. Cette parcelle constructive intéresserait des professionnels de santé pour construire un cabinet dentaire. 

Nous sommes intervenus pour plus de précisions. En effet dans les arguments justifiant cette désaffectation suivie de déclassement du Domaine Public, il est précisé que cette demande provient de Monsieur BOUCHER Adrien et Madame BERTHOMET Nadège qui exercent actuellement dans un cabinet dentaire situé route des Sables.

Nous avons souhaité en savoir plus sur leur projet pour mesurer en quoi il contribuerait à l’attractivité de l’offre de soins de proximité, en complémentarité de la volonté de conduire un projet de « Village Santé » sur le territoire communal. Ce projet se résume-t-il à un déplacement du cabinet actuel ou permettra-t-il effectivement d’accueillir d’autres dentistes ou a minima de développer une offre de soins complémentaire ?

En réponse : Il s’agit bien du transfert du cabinet dentaire situé avenue des Sables. Il y aurait en plus un plateau spécifique pour les implants dentaires.

Il aurait été plus simple de donner directement dans le dossier préparatoire l’information sur ce plateau pour les implants, plutôt que de présenter cette action comme une première concrétisation du Village de santé ! Nous restons très sceptiques sur le village santé qui semble pour l’instant un vœux pieux, puisque nous n’avons pas connaissance de la moindre étude sur le sujet. 

Point 18 – AFFAIRES SCOLAIRES – Projet de mutualisation de la production des repas scolaires avec le Département de la Vendée – Engagement de la Commune dans la poursuite du projet

Il est proposé aux élus d’accepter les termes d’une convention entre le Conseil départemental de Vendée et la commune pour mutualiser l’unité de production des repas du collège afin d’assurer la fabrication des repas destinés aux écoles de la comme de Talmont Saint-Hilaire et le cas échéant d’autres collectivités.

N’ayant pas été associés aux différentes démarches de recherche d’un nouvel outil de production des repas, suite à la construction et à la rénovation des locaux de l’école du Péray, nous nous sommes étonnés de cette mutualisation et nous avons demandé un état des lieux de la situation actuelle expliquant la nécessité de création d’un nouvel outil de production communal. 

En ce qui concerne le coût de production des repas, nous avons demandé de nous communiquer le coût de production actuelle des installations communales afin de pouvoir mesurer l’évolution. Enfin, ne doutant pas que l’organisation des ressources humaines reposant sur une mutualisation des moyens entre la commune et le Département permettra d’assurer la continuité et la qualité du service, nous avons demandé quel sera son impact sur les effectifs ?

Plutôt que de répondre à nos questions, le Maire nous a accusé de ne rien connaître à la commune avec un mépris total. Nous avons récusé ce procès d’intention et exigé qu’il réponde à nos questions, ce qu’il a fini par faire. Là encore, le dossier de préparation était incomplet et les attaques virulentes du Maire à notre égard ont allongé inutilement le débat sur un sujet qui aurait pu être consensuel s’il avait été introduit correctement 

CONCLUSION

Nous avons pu une nouvelle fois constater la difficulté d’avoir des débats sereins en conseil municipal ! Cela tient essentiellement à deux choses :

  • Certains dossiers préparatoires qui ne donnent pas suffisamment les éléments de contexte (souvent présentés en séance dans l’introduction faites par l’adjoint), ce qui complique notre travail préparatoire
  • Et surtout l’attitude du Maire qui préfère rappeler ses réussites depuis 12 ans et ne supporte pas la contradiction, esquivant certaines questions et n’hésitant pas parfois à critiquer la personne qui la pose.

Monsieur de Rugy ayant obtenu à une voix prêt sa place de sénateur, un nouveau maire devra être élu au prochain conseil municipal. 

Quelle que soit la personne qui sera élue Maire, nous espérons qu’elle aura à cœur de rétablir la sérénité des réunions du Conseil et de créer les conditions d’un débat constructif.